Innovacting Innovacting - Jean-Louis Bourgogne
Ingénieur Conseil - Rédacteur
Veille, Analyses, Enquêtes
Stratégie-Innovation-Technologies-Marchés


Ce que les ingénieurs et étudiants d’aujourd’hui devraient apprendre

Was Ingenieur-Studenten nun lernen sollten

Introduction :

Zu den Ingenieurwissenschaften gehört momentan schon eine gehörige Portion IT-Wissen. Aber reicht das, um als klassischer Ingenieur die technologische Entwicklung voranzutreiben ?

............

Folge auf die Website


Texte :

A l’heure actuelle une partie des connaissances IT appartient déjà aux sciences de l’ingénieur. Mais cette formation d’ingénieur classique suffit-elle à assurer l’évolution technologique en cours ?

Si on avait dit, il y a 20 ans, qu’aujourd’hui on verrait les premières autos sans chauffeur on serait passé pour « cinglé ». En effet, le développement technologique évolue avec brutalité. Désormais, « Industrie 4.0 » est sur toutes les lèvres.

En résumé, il s’agit d’une usine où toutes les machines sont mises en réseau. Et de plus, lorsqu’on parle de « vision du futur », l’industrie met en avant le développement de l’Usine 4.0. Pour autant, le futur est-il enseigné dans les universités ? L’étudiant ingénieur formé classiquement sera-t-il encore demandé dans les décennies à venir ?

« D’ailleurs, alors même que les installations deviennent toujours plus intelligentes, il reste que ce sont toujours des machines », dit Peter Gust, Prof. de Construction de machines à l’Université de Wuppertal. Alors l’étudiant ingénieur ne devrait pas se laisser déstabiliser par l’avenir numérique. On a l’impression que seuls les spécialistes IT auront leur place. Cela n’est décidément pas le cas : cependant, il faut que chacun possède les bases de l’IT.

Les étudiants ingénieurs ne devraient pas trop se spécialiser dans les premières années. « Plus on est spécialisé, plus la niche dans laquelle on pourra travailler plus tard est étroite », dit Jörg Friedrich du Syndicat allemand de la construction de machines et d’installations (Verband Deutscher Maschinen- und Anlagenbau).

Quelles sont les tendances actuelles en matière de numérisation ?

Si les produits précis sur lesquels on s’est spécialisé lors de ses études ne sont plus réclamés après quelques années, la situation peut devenir difficile malgré un bon marché de l’emploi. « Cela va bien quand on se spécialise d’abord dans un Master », complète Marco Dadomo du Groupement des Ingénieur Allemands (VDI - Verein Deutscher Ingenieure. Les stages aident à choisir sa branche d’activité.

Mais quelles sont donc précisément les tendances pour les décennies à venir ? « Celui qui peut dire quelle sera la demande dans dix ans ferait fortune », dit Dadomo du VDI. Pour le moment, les tendances sont dans l’efficacité énergétique, les technologies respectueuses de l’environnement, la conduite automobile automatique, l’impression 3D et l’Usine 4.0.

Avec la numérisation on va générer (Big Data) de plus en plus de données qui doivent pouvoir être lues et utilisées partout où on en a besoin. Cependant, toutes les tendances demeurent vagues. La cause en est le développement qui est permanent. C’est précisément pour cela qu’on ne devrait pas focaliser sa formation sur ces technologies.

Deux voies d’étude qui, dans le détail, font débat sur « l’Usine 4.0 ».

« Dans les années 90 il y avait un « vent internet » et des voies d’études ont alors poussé comme des champignons », dit Hermann Schumacher, Prof. d’Electrotechnique à l’Université d’Ulm. Cependant, elles se positionnaient sur l’an 2000. L’université d’Ulm entreprend malgré cela de publier ces tendances.

C’est ainsi qu’elle propose depuis ce semestre d’hiver les Masters de Business of Analytics et de Technologie des systèmes de saisie par capteurs (Sensorsystemtechnik). Ce sont deux parcours d’études qui s’intéressent de façon plus détaillée aux questions que pose l’Usine 4.0. La participation des étudiants n’exige qu’une expérience professionnelle et un diplôme. Et cela n’a pas été choisi au hasard.

Ce n’est que par la vie professionnelle qu’on devient expert dans un domaine donné. « Ca vient, pour ainsi dire, tout seul », dit Friedrich du VDMA. La formation continue va devenir de plus en plus importante. La technique qui est en développement devient plus compliquée. « L’ingénieur 4.0 doit être interdisciplinaire », dit le Prof. Friedrich. Cela ne signifie pas qu’un ingénieur doive couvrir tous les domaines. Il doit seulement parler la même langue que les autres experts et pouvoir se projeter dans le monde des informaticiens et des économistes.

Traduction par Jean-Louis Bourgogne de l’article paru sur le site N24


Voir l'article original sur : N24